écrire

Écrire, c’est facile ! Alors, pourquoi faire appel à un écrivain public ?

Puisque ce site Internet est celui d’un écrivain public, il me semble intéressant de consacrer un article de blogue – souvent, il est écrit blog, mais le français propose blogue, graphie que j’ai retenue – à ce métier.

L’écrivain public, c’est qui ? C’est quoi ? C’est pour qui ?

Et oui, un écrivain public, c’est qui ?

Je commencerai par donner la définition du logiciel Antidote : « Personne dont la profession consiste à rédiger des lettres et divers autres textes pour des personnes qui ont de la difficulté à écrire ou qui ne savent pas écrire. »

La fiche du CIDJ stipule encore que « l’écrivain public est un professionnel de la communication écrite entre individus ou entre personnes et administrations. L’écrivain public répond aux demandes d’aide à la rédaction. »

Ces définitions précisent les contours de cette profession un peu méconnue dont le cœur est l’écriture, la rédaction, cela dans un contexte de service pour un tiers.

Nous ajouterons aux attributions de ce professionnel de l’écriture l’aide aux démarches administratives, car elles demandent souvent l’appui d’un courrier, qu’il soit transmis sous forme papier ou numérique.

Mais il serait réducteur de confiner ce champion des mots dans cette seule catégorie.

Mais alors, un écrivain public, c’est quoi ?

Oublions l’image surannée du scribe assis en tailleur qui grave des plaques d’argile.

Ou encore celle de cet obscur personnage solitaire, qui écrit à s’en abîmer les yeux à la faible lueur de la seule petite bougie que ses maigres émoluments lui permettent de s’acheter, au fond d’une échoppe ridicule dans une impasse reculée.

De nos jours, l’écrivain public a pignon sur rue, site sur Internet, comptes sur les réseaux sociaux, permanence dans une collectivité territoriale ou dans une Maison des services publics. Il est omniprésent.

Un catalogue de missions à la Prévert

Si l’écrivain public toujours des courriers, ses missions sont beaucoup plus étendues. À vrai dire, il existe presque autant de manières d’exercer que l’on trouve de praticiens.

Le dénominateur commun de tout ce qu’il peut réaliser reste l’écriture et les mots. Il peut décliner cela en animation d’ateliers d’écriture, rédaction de textes pour réseaux sociaux, écriture d’infolettres ou newsletters, piges pour un journal municipal, co-écriture de mémoires pour des particuliers ou des

entreprises… on trouve aussi sous ce vocable des traducteurs, des relecteurs-correcteurs, des secrétaires, des ghostwriters et la liste est encore longue.

Des formations et des groupements professionnels

Du reste, le nombre de ces professionnels de l’écrit a considérablement augmenté. Des formations sont même proposées par des universités comme la Sorbonne Nouvelle (Paris3) ou celle de Toulon, ou par des organismes privés.

Ces écrivains ont aussi commencé à s’organiser en groupements pour encadrer la pratique professionnelle, la promouvoir auprès du grand public. Les plus importants sont le Groupement des Écrivains-Conseil® GREC, l’Académie des écrivains publics de France AEPF, ou encore le Syndicat national des prestataires et conseils en écriture SNPCE pour ne citer qu’eux. Au passage, il convient de souligner la notion de conseil en écriture qui est à l’origine de la création du GREC et du dépôt du nom d’écrivain-Conseil®.

Ils ont chacun mis en place des procédures d’agréments de leurs nouveaux membres, lesquels doivent en outre signer une charte déontologique. C’est un bon moyen de professionnaliser cette activité et de rassurer les potentiels clients.

Mais au fait, justement, qui sont-ils ces clients ?

Un écrivain public, c’est pour qui ?

Après avoir défini son rôle et ses attributions, intéressons-nous maintenant au public auquel s’adresse l’écrivain public.

Une vocation sociale affirmée

Longtemps l’idée a subsisté que l’écrivain public était celui qui écrivait pour celles et ceux qui n’ont pas les capacités de le faire. C’est d’ailleurs ce qui ressort encore de la définition. Certes, le volet social du métier reste important, au regard d’un taux d’illettrisme encore prégnant. L’ANLCI (Agence nationale de lutte contre l’illettrisme) rapporte un taux de 7 % de la population ayant été scolarisée en France. Taux qui grimpe à 17 % lorsque l’on parle d’illectronisme. Mais cette partie fera l’objet d’un article spécifiquement dédié. L’aspect social du métier ne peut donc pas être mis de côté et représente une bonne partie des permanences organisées par les pouvoirs publics.

Mais aussi une clientèle de plus en plus diverse

Pour autant, la clientèle s’est diversifiée en même temps que les missions. Quatre catégories se détachent :

· Les particuliers (courriers, mémoires d’étudiants, biographies…)

· Les entreprises (courriers, secrétariat, dossiers, infolettres, réseaux sociaux, monographies…)

· Les collectivités territoriales (permanences, journaux municipaux, réseaux sociaux, newsletters…)

· Les associations (secrétariat, relations presse, dossiers de subventions, réseaux sociaux, newsletters…)

Voilà résumé en quelques mots le métier d’écrivain public, l’un des plus vieux du monde, qui a traversé les siècles et a su s’adapter aux nouvelles technologies pour continuer à apporter des solutions aux maux ou manques par les mots.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Retour haut de page
Aller au contenu principal